Transpiration et sport

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Transpiration et sport souffrent de nombreuses fausses croyances que nous allons mettre à mal !

Faut-il transpirer pour être efficace ?

Transpiration et sport - Perf&fit coach sportif Paris

1/ Ne pas transpirer ne signifie pas qu’on n’a pas été efficace

Tout comme ne pas avoir de courbatures ne signifie en rien que l’on n’a pas assez forcé, ne pas transpirer ne signifie en rien que l’on n’a pas travailler !

Chez certains sportifs il semble exister une sorte “d’obligation” de transpirer pour justifier l’efficacité d’une séance d’entraînement.
La réalité est pourtant bien différente et pour le comprendre tournons nous vers la science.

Focus.

Qu’est-ce que la transpiration et d’où vient-elle ?
La transpiration est la seule méthode naturelle dont l’être humain dispose pour faire baisser sa température interne pour la maintenir au standard nécessaire au bon fonctionnement du corps au sens large (échanges gazeux et sanguins, système hormonal, mouvement, pensées …).

La sueur est ainsi sécrétée par les glandes sudoripares et est principalement constituée d’eau, mais également de minéraux et oligo-éléments parmi lesquels : Chlore et sodium (“sel”), potassium, magnésium et zinc.

Quid de l’alliage transpiration et sport alors ?

Quelles conséquences en sport ?
Lors d’un effort physique, la température corporelle tend à augmenter et si l’effort est maintenu dans le temps la transpiration intervient, faute de quoi la machine s’emballerait et ce serait la surchauffe moteur.

C’est en ce sens que transpiration et sport sont communément associés… mais de la mauvaise façon, la quantité de sueur émise n’étant pas une mesure de la valeur de la séance réalisée !

En effet, il faut d’abord savoir que la quantité de sueur varie selon différents paramètres comme l’intensité de séance mais aussi le poids, le sexe, l’âge ou encore le climat.
Ainsi, certaines salles de sports augmentent volontairement la température ou créent de la chaleur infra-rouge (notamment les salles de biking) pour que leurs adhérents transpirent et ressentent la fierté du devoir accompli… à tord.

Par ailleurs, la quantité de sueur dépend également de l’activité.
La musculation peut ainsi être très éprouvante physiquement sans pour autant que la transpiration ne soit importante !

Enfin nous l’avons vu, transpirer c’est perdre des minéraux essentiels à l’effort :

  • Le sodium assure la “rétention d’eau”, autrement dit la capacité du corps à rester hydraté. Or une perte minime d’eau corporelle suffit à réduire considérablement les performances !
    Mais le sodium assure aussi le bon fonctionnement des neurones, sa perte pouvant engendrer des difficultés de contrôle du mouvement (et aller jusqu’à la perte de conscience).
  • Le chlore contribue au maintien d’un équilibre entre les ions.
    La diminution de concentration en chlore peut alors engendrer des crampes à répétitions, une fatigue nerveuse et/ou une fatigue musculaire.
  • Le zinc contribue au bon fonctionnement de l’immunité et au bon recouvrement des dommages musculaires.
    La perte en zinc induit naturellement à rétablissement difficile suite aux dommages liés à l’effort physique.
  • Le magnésium est le garant de contractions musculaires efficaces et contrôlées. Sans lui, c’est la crampe assurée !

On peut alors conclure que transpirer entraîne une diminution des performances et des capacités physiques sur divers plans, donc une séance potentiellement moins efficace que si nous avions moins suer !

A quoi se fier alors ?

2/ Transpiration et sport : quels indicateurs fiables d’une “bonne séance”

Outre les retours de votre coach qui a un œil objectif et extérieur, la fréquence cardiaque est une mesure fiable de l’intensité et de l’implication dans votre entraînement.
Vous pouvez la mesurer facilement avec un bracelet connecté ou un cardio-fréquencemètre.

L’augmentation du rythme cardiaque étant lié à l’augmentation du rythme respiratoire, vous pouvez vous fier à votre essoufflement pour juger de l’effort fourni.

Les tremblements ou la sensation de fatigue musculaire en fin d’entraînement, tout comme la simple sensation d’être vide de son énergie sont également de bons indicateurs. Attention toutefois aux vomissements ou malaises qui témoignent du fait que vous avez dépassé vos limites.